Extra-terrestre, oser être soi et être humain !


Bien-sûr qu’on fait partie de cette terre, de ce monde et de cet univers, mais combien de fois j’ai eu l’impression de débarquer d’ailleurs, d’avoir été parachutée. Je le disais, il y a peu, je ne comprends pas cette violence, je ne comprends pas la méchanceté gratuite, le fait de générer de la souffrance, autant de mal car on est abimé et qu’on préfère blâmer l’autre plutôt que de prendre le courage de se regarder en face, de guérir ses blessures et ne plus être une victime.


Alors oui ça demande du courage, d’oser s’affronter, son ego aussi, se remettre en question. Affronter le regard de l’autre c’est une chose, et puis on s’adapte, on se transforme, on met des masques, on sourit alors qu’on est triste, qu’on pleure à l’intérieur, on prend son rôle à merveille et on joue le rôle de la société.


On fait un travail qui nous plaît pas trop, mais ça paie les factures, et c’est vrai et puis y à pire dans la vie, de quoi on se plaint ? Alors pour compenser on s’achète des trucs, on existe un peu mais pas vraiment, on est là, mais pas totalement, on s’invente et on se crée une vie, on a un statut social important soi-disant, une forme de réalisation ou concrétisation, encore une fois on se ment à soi, on ment aux autres mais on correspond à la société, à cet exemple à suivre pour être accompli, et être accompli c’est être aimé ? Parce qu’au fond tout ce qu’on souhaite, c’est qu’on nous aime ?


Le temps passe, on avance ou plutôt on fait du surplace et petit à petit on s’essouffle, on crève à petit feu, on fait un burn-out pour certains, une crise cardiaque, une dépression ou alors on tombe malade, car on dépasse ses limites et ses capacités à supporter l’insupportable confort inconfortable, on étouffe.

C’est là que tu te retrouves enfin, que tu te rencontres, que pour la première fois peut-être tu vas au cœur de qui tu es. C’est quand la dernière fois que tu as respiré ? Vraiment pris conscience de ta respiration. Prends 15 secondes, là maintenant pour respirer à pleins poumons et ressentir cet espace entre toi et toi-même. Cet infime espace où là tu peux être vraiment toi-même, là où tu peux créer. C’est à partir de là que l’on peut tout reconstruire, à partir de cet espace qui te permets d’être toi, que tu peux ressentir qui tu es vraiment et ce que tu ressens, ce que tu veux vivre, ce que tu veux être, créer et transmettre. Le vrai sens de la vie, le sens de ton existence et de l’humain que tu es. A quoi veux-tu contribuer, qui veux-tu être ?


Une vie à contresens , sans raison d’être te consumera jour après jour, jusqu’à cette nuit noire de l’âme, cet instant où tu touches le fond, où tout devient si sombre, mais laisse enfin la possibilité de t’éclairer vers le bon chemin lorsque tu remontreras à la surface. L’intuition reprend ses droits et sa fonction de guide. On vit presque tous tôt au tard ces moments de remise en question profonde, ces moments sont rudes et intenses, tortueux, mais ils permettent de nous rapprocher du véritable moi.