Reprendre le cours de sa vie après un choc !

April 14, 2019

En février dernier, je vous écrivais ce post sur facebook : 

 

"Continuer à vivre normalement après une maladie, un accident, un deuil, une agression, du harcèlement, de la maltraitance ou un burn-out...?
Il est de ces expériences de vie qui transcendent ton corps puis ton âme, une transformation si dense qu'un retour en arrière, à la norme, n'est plus possible, malgré soi. Après le chaos, un chemin difficile pour retrouver un équilibre, reconstruire une stabilité avec un mode de vie authentique et se réconcilier avec soi-m’aime. 
Voilà le sujet de prochain article ❤...coming soon."

Pour lire cet article je t'invite à écouter cette chanson de Lara Fabian : Relève-toi et qui complètera ce que je souhaite transmettre comme énergie au travers de mes mots.

 

 


Le soon est arrivé et je me sens enfin prête à partager cet article rédigé une nuit d'hiver.

 

Renaître après une maladie ou un accident, un deuil, ou tout choc profond...continuer à vivre comme si de rien n'était et bien ce n'est plus possible. C'est pas que je ne voulais pas, je ne peux pas, je ne peux plus, et maintenant je ne veux plus...pourtant parfois ça serait plus simple.

 

Il est 03h55, je ne dors pas, insomnie, réflexion, anxiété à maintes reprises pour cette semaine de pleine lune.

 

Je ressens que je dois écrire, pourquoi faut-il toujours attendre ces poussées intérieures pour créer ?

 

Les mots qui suivent seront intimes, vrais, authentiques, dérangeants peut-être mais sincères.

 

Non ce n'est pas facile de recommencer une vie dite "normale" après un accident. Car cet accident justement, ou ce burn-out, ou cette maladie, arrivent parce qu'il y a quelque chose de déjà blessé émotionnellement, intérieurement, et le corps le crie, l'hurle et le manifeste car il a besoin d'être entendu, que l'âme qui te murmure tant de fois le chemin et se retrouve étouffée puisse enfin être écoutée.

 

Il risque d'être long cet article, alors prends ton temps, et j'espère qu'il te fera du bien, que tu te sentiras moins seul, moins différent ou isolé, comme j'ai pu parfois le ressentir.

 

Car même si j'ai envie de vivre sans peur, avec foi et amour, je suis remplie de doutes très souvent. Des moments comme cette nuit où les angoisses remontent. 

 

Même écrire cet article n'est pas facile. D'habitude c'est fluide, les mots glissent et l'article est pondu en 10 minutes à peine. Mais là c'est très intime et personnel, une mise à nu. Voilà pourquoi je le publie 2 mois plus tard.

 

Ce soir j'ai l'estomac qui me brûle, je suis stressée, pas tranquille, il y a tant de choses à régler, tant d'interrogations, et ces énergies de pleine lune qui nous montrent que nous sommes en pleine transformation encore, transmutation et qui à la fois ne nous permettent pas  de percevoir ce que sera demain, car il s'agit bien de s'occuper du présent ici et maintenant. Et pour nous tous qui avons vécu un choc, c'est bien ça que la vie nous apprend. Quand tu ne marches plus, chaque mouvement est décortiqué, ralenti, pour pouvoir conscientiser le précieux et le cadeau de l'instant présent. 

 

Quand tu vis tout cela, tu ne peux plus faire autrement que de réaliser l'immensité du don qu'est la vie, cet incommensurable cadeau qu'on gâche à courir pour vivre quoi ? pour gagner quoi ? pour prouver quoi et à qui ? les followers, les lobbys, la famille, la reconnaissance de qui, l'image figée ?  Mais pour quoi ? Apprenons à nous reconnaître pleinement dans tout ce que nous sommes, nous-mêmes, reconnais-toi oui, car tu es ici et maintenant, à l'instant où tu nais, légitime d'amour et d'existence dans l'essence de ton être.

 

Trouver ma place, ta place, chaque place est unique telle une note dans une partition, une étoile dans une constellation, c'est ma place et à aucun moment remise en cause alors pourquoi je la justifierais, pourquoi les autres la questionneraient ?

 

Oui c'est très "Confucius" tout ça mais c'est vrai. Il y a après un traumatisme la gratitude de vivre, et l'instinct animal et viscéral de la vivre pleinement cette vie, de la savourer, de remercier l'air dans nos poumons, le soleil sur notre peau, les pas, marcher, remarcher, avancer, remanger, et j'en passe.

 

Cette notion de se reconnaître soi pour chercher à l'intérieur et non plus à l'extérieur et ces interrogations biensûr, est-ce que je suis à l'ouest ? Est-ce que c'est juste ? et puis finalement ce ne sont que des expériences, qui nous rapprochent du coeur, donc oui c'est juste et c'est un beau chemin.

 

Alors forcément quand tu savoures, et apprécies tu vas plus lentement, tu ne peux plus être la machine que tu étais avant, frénétique et inarrêtable et que la vie a su si bien stopper. Non je ne peux plus courir dans tous les sens, ou si je le fais je me sens très vite mal, étouffée, épuisée. Mon corps réagit immédiatement et si je n'écoute pas, le stress post traumatique s'enclenche et il me lâche.

Je n'ai clairement pas la même énergie qu'avant, c'est une énergie plus intérieure, plus sage, j'entends enfin mon corps et ses vrais besoins.

Et je ne suis pas la seule, beaucoup de personnes de mon entourage on vécu cela et le vivent aujourd'hui et c'est aussi pour vous que j'écris, car dans son entourage parfois, on peut avoir l'air d'un ovni, on apprend à se réentourer aussi, à faire le tri.

 

On remarque tous que l'on arrive plus du tout à suivre le rythme de la société, à s'y conformer et plus que tout je dirais même à s'y résoudre comme auparavant. Ce n'est pas une question de choix mental ou autre, ce n'est juste plus possible. C'est comme si dans mes cellules, tout avait été reprogrammé pour fonctionner autrement et je suis donc ainsi incapable de faire certaines choses que je faisais avant, comme travailler à plein temps dans un bureau, être 8 heures, même 4 heures d'affilée sur mon ordinateur et une chaise et j'en passe. Oui c'est un choix de travailler à mi-temps et le reste du temps de développer mes activités, de promener mon chien et de prendre l'air et le soleil, car j'en ai besoin pour ma santé, c'est vital et même si ce n'est pas conforme à la dictacture sociétale c'est nettement plus sain, pour moi, pourtant je passe pour une personne utopiste. Elle se croit où celle-là. Ah la vie c'est souffrir aussi ? Oui parfois, mais pas dans le vide. Je suis incapable de faire quelque chose qui ne me passionne pas, qui ne vienne pas du coeur et c'est compliqué parfois, on ne fait pas toujours ce qu'on aime. Pourtant la vie me pousse vers cela, me montrer que par nos choix on peut faire ce qu'on aime vraiment. 

 

Quand le voile de l'illusion est ôté et tu reprends "conscience" de ce qu'est la vie,  car oui il s'agit bien d'un éveil de conscience dont je vous parle ici et que bon nombre d'entre vous vivent, et bien une nouvelle dimension tellement plus vaste s'ouvre à toi.

Mourir pour renaître dans un monde qui n'est plus le sien et où tout est à reconstruire, réinventer, retrouver son essence pour enfin se sentir VIVANT. Quand tu meurs intérieurement, tu re-connais enfin la valeur la vie et encore une fois le cadeau qu'elle représente alors ce besoin de vivre une vie qui a du sens prend toute la place, une vie à l'écoute de son enfant intérieur, là où je peux transmettre aux autres l'essence de ce que je suis, mon rayonnement, ma lumière et incarner ma mission de vie.

 

C'est un choix qui financièrement n'est pas simple et donc administrativement non plus, cela engendre du stress, il y a des choix, comme le choix de ne vivre qu'avec une valise.  Mais je ne peux pas faire autrement, c'est dans mon âme, mes tripes. Je pense à toi Emma, je pense à toi Alessandra, Peggy, Benoît, et tant d'autres. Je pense à vous, mes amis,  qui au travers de la maladie, du cancer ou burn-out, d'un accident avez pu apprendre à écouter votre corps, apprendre à entendre, qui avez pu guérir, ou changer de chemin de vie mais qui comme moi n'avez pas pu revenir en arrière, nous ne pouvons plus nous fondre dans le moule et il faut pour ça une sacrée dose de courage et de détermination, mais en même temps on en revient au même point ce n'est pas possible de faire autrement, c'est cellulaire.

 

Avoir confiance qu'on est oui courageux, d'affronter la vie en face, ses peurs, ses schémas, je te dirai que la vie me laisse pas trop le choix, mais au final c'est oui être fort, pourtant tant de fois on me renvoie l'image d'un ratage, d'une adéquation,  de la dévalorisation, d'être paumée.

 

Dans les amis que je cite précédemment, on a tous changé D'ALIMENTATION, de mode de vie, parfois même de lieu de vie, et surtout de RYTHME DE VIE, encore une fois prendre le temps. On est tous devenus plutôt assez minimalistes et adeptes de la simplicité. Nous avons nous tout vécus ces évènements en parallèle, nous avons échangé, partagé nos expériences et c'est bien cette rage de vivre une vie qui a du sens , qui nous est commune. 

 

 

 

Cet article est là pour justement vous parlez ce qui nous unit tous,  puisque l'on se sent désolidarisés de la masse dans ces moments post-traumas. Oui c'est un peu sérieux comme article, car même si je souris, je voyage, et je mange vegan, je suis surtout en quête d'épanouissement, d'authenticité, de nature et d'amour de soi. Cette bienveillance, cette douceur qui a manqué à tant de moments dans ma vie et que l'on doit apprendre à se donner soi.

 

Alors aujourd'hui chaque jour je tends à me rapprocher de cet équilibre intérieur, de cette vérité qui est mienne et qui ne "fit" pas avec les peurs d'autrui, j'essaie de me protéger de ces miroirs transgressifs, trop agressifs car j'ai déjà assez à gérer avec mes propres peurs, avec mon mental.

 

Mon corps m'envoie des signaux forts, ma santé n'est pas au top, je cherche encore l'équilibre dans ma vie, mais je ne reviendrai pas en arrière. C'est à dire ? Je continue de croire que tout est possible et que l'on peut vivre une vie simple et riche de sens.

 

Et j'apprends, encore et toujours, à l'instant où j'écris, j'ai un pré-cancer du col du l'utérus et je devais me faire opérer en février. Il en a été décidé autrement par la vie puisque qu'autre chose a été découvert et donc l'opération reportée. Je le vois comme un signe de la vie, une opportunité de pratiquer l'auto-guérison en complément à la médecine allopathique, car même si j'ai changé beaucoup de choses dans mon mode de vie je n'ai pas encore pris le temps d'accepter pleinement ma créativité, mon livre n'est toujours pas écrit, et mes vidéos youtube ne sont pas tournées, et je n'ai toujours pas appris à jouer de la guitare et je ne prends pas le temps de méditer et de m'autoriser à être pleinement cette artiste, cette écrivaine. L'uterus est le centre de la créativité, dans le dictionnaire des maladies, et aussi dans l'utérus on porte le foyer, la famille, alors de ce côté y a un rayon en cours de guérison.  Biensûr je voulais que ces cellules soient enlevées, éradiquées au plus vite, et puis quoi je n'aurais pas vraiment travaillé sur cela, j'aurais continué à chercher le changement mais sans le provoquer vraiment. Sortir de sa zone de confort inconfortable. Là encore un chemin s'éclaire pour me rapprocher plus encore de ma vérité. Une mauvaise nouvelle déguisée voilà ce qu'aura été pour beaucoup d'entre nous ces épreuves, car je sais qu'au fond nous sommes tous reconnaissants d'avoir pu nous rapprocher de nous mêmes ainsi, nous sommes plus heureux, plus simples qu'avant et surtout beaucoup plus dans le coeur. 

 

Marianne Williamson (un retour à l'amour) nous dit : 

Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites. C'est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

 

Je le disais il y a peu, chacun est dans ses baskets, alors ne projetons pas, ne jugeons pas car on ne sait pas. Car tu vois derrière mes sourires j'ai aussi un parcours, mes peurs et une maladie aujourd'hui à guérir, des cellules à visualiser en pleine santé, reconnecter à mon pouvoir, oui ce pouvoir de guérison, le pouvoir d'agir sur notre vie, sur notre corps, sur ce que l'on souhaite vraiment vibrer dans notre coeur.

 

Voilà ce que la vie vient m'enseigner, reprendre le pouvoir de ma vie, la responsabilité de ma vie et je t'encourage à faire de même, n'attends pas le burn-out, les limites dépassées, le cancer et j'en passe pour changer d'alimentation , vivre en pleine nature, entre mer et forêt, exercer le métier de tes rêves ou t'aimer pleinement.

 

 

Saute maintenant de la falaise, car la vie n'offre pas de garantie et que tes ailes sauront se déployer lors que tu prendras le risque de VIVRE. 

 

LA VIE C'EST MAINTENANT ! 

 

With Love, 

 

Jen 

  

  

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